Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 12:09

Une bonne nouvelle !

Il y a longtemps que j'explique l'inadéquation entre les mots Ressources et Humains. Il est vrai que l'acronyme RH est tombé dans le domaine public. Il fallait donc un peu de créativité pour changer le contenu et garder le symbole.

C'est chose faite ! Il y a quelques jours, en regardant le journal télévisé, j'ai cru ne pas bien entendre…  

France Telecom a décidé d'abolir le terme DRH (Directions des Ressources Humaines) et de privilégier le concept de Direction des Relations Humaines !!

La plus grande société Telecom de France, ayant depuis  plusieurs années poussé le concept des ressources humaines à son extrême, avec les conséquences malheureuses que l'on connaît, vient de comprendre qu'il est plus riche de  travailler sur les relations humaines, sur la compréhension entre les personnes, une communication plus émotionnelle, que sur la performance chiffrée, la performance entre les personnes.

Un mot différent, un monde de différence.

Profitons de ce premier pas pour être créatif et nous remettre en cause.

Que cette nouvelle vision de la DRH soit une piste riche de réflexions innovantes qui axeront leurs objectifs vers une plus grande attention vers les autres.

A bientôt pour d'autres réflexions sur le sujet.

Toutes les idées sont les bienvenues

Marc Bogaert

 

 

Par Marc Bogaert
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 13:48

Suite au drame de HAL, de nombreuses chaines TV et Radio ont produit 'au pied levé des émissions 'émotions'  pour transmettre l'émotion, le désarroi, poser des questions objectives ou orientées... Elles ont permis à des gens, des inconnus, des travailleurs, des navetteurs, de s'exprimer, de parler simplement des traumatismes vécus.. sûrement pas de se libérer de ce cauchemar.

Peu importe, elles ont fait leur boulot.

Ce matin, j'ai été troublé par un témoignage d'une dame, qui ayant par chance pris un autre train, était malgré tout effrondrée parce qu'elle avait perdu un collègue avec qui elle faisait le voyage régulièrement. Elle revoyait les images de ce collègue, et ne pouvait se résoudre à reprendre le train sans une appréhension et une immense tristesse et une profonde détresse. Elle suppliait de recevoir une aide psychologique pour l'aider à surmonter son choc... mais n'avait toujours pas été contactée.. Et pour cause !! Comment savoir qui était présent dans le train !! 

Qui ? , si ce n'est les collègues, les chefs de services, et par extension de leur mission, les responsables du Service au Personnel. 
Ils sont les mieux à même de repérer les gens concernés dans leur entreprise, leur service, qui prennent le train, qui étaient susceptibles d'être victime, simple passager indemne.. 

Plus qu'une minute de silence, plus qu'une info matérielle et commerciale comme je viens de l'entendre à l'instant, (donnant un numero de téléphone de la SNCB à contacter pour des remboursements du trajet ou des pertes de bagages subies !! ) , les vicimes ont besoin d'attention, d'écoute, de réconfort.

J'ose espérer que vous tous, employé(e) dans un Service au  Personnel, aurez déjà eu à coeur de mettre en place dans vos entreprise une cellule de prise en charge de vos collègues en détresse, pour les écouter, les orienter vers des cellules professionnlles comme la croix-rouge, les écouter grâce à vos experts en assistance psychologique, et si possible dans une prospective plus lointaine que 'mardi prochain' comme entendu sur une chaine nationale.

Plus que de la Sélection, du recrutement, du reclassement, des évaluations, des licenciements, voilà une opportunité malheureuse il est vrai, mais tellement indispensable, de montrer que les gens sont  plus que des ressources humaines; mais simplement des hommes et des femmes qui mettent leurs talents et leurs émotions au service des autres. La rétention du personnel, ce n'est pas uniquement former, récompenser, payer,
C'est aussi aller vers l'autre !!




 


  






  
Par Marc Bogaert
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 11:28
Il n'y a pas de mots assez réconfortants pour soulager les victimes et les familles de ce drame.
Il n'y a certainement pas lieu de polémiquer, de profiter de cet accident pour faire des procès d'intention. 
Mais force est de constater qu'une fois encore, la course à la rentabilité à court terme supplante une vision à long terme, où la technologie semble être la panacée universelle, pour autant qu'elles soit alors installée de façon cohérente.

Je ne suis pas un expert en élecrtro-mécanique, mais lorsque j'entend que la ligne sur laquelle s'est produit l'accident est équipée d'un système de contrôle de vitesse, et qu'il faut évidemment que tous les trains qui utilisent cette ligne le soit aussi, je m'étonne d'entendre qu'un seul des deux trains impliqués dans l'accident en était équipé .... rendant ainsi inefficace le système mis en place... Où est la gestion du risque potentiel par rapport à une ligne des plus fréquentées du pays ? 

Evidemment, ce drame fait remonter les émotions.
Sans doute certains témoignages sur le manque de qualité des infrastructures, du matériel, sur la diminution des formations pour des raisons de coûts et de rentabilité, sur les prestations trop longues et stressantes alors que les vitesses sont de plus en rapides, sur le manque de personnel, de trains en état de fonctionnement,... tout cela doit être pris au conditionnel et remis dans un contexte serein.

Mais il ne faut pas que ce drame, une fois les émotions oubliées,  passe à nouveau à la trappe.
Quelles sont les actions tangibles et mesurables prises après Pécrot ?
En quoi les dirigeants des différentes sociétes impliquées dans le traffic ferroviaire en Belgique ont-ils communiqué clairement sur leurs objectifs de sécurisation et leurs réalisations concrêtes.
Les seules statistiques connues sont les chiffres sur la fréquentation en hausse... Est-ce un critère de qualité ?

Ne faut-il pas une fois de plus rappeler que l'humain doit être prioritaire dans toutes nos activités économiques.  
Ne pourrions-nous pas imaginer de réfléchir à une charte de  'bonne gouvernance humaine' des entreprises, par laquelle elles reconnaissent mettre le bien-être des hommes au premier plan et acceptent  de montrer 'à livres ouverts' les avancées concrêtes dans ce domaine.
N'y-a-t-il pas là place et un avenir pour une concertation sociale avec une valeur ajoutée extraordinaire..
Soyons créatifs et positifs..
A quoi servent les erreurs du passé si on n'en tire pas les leçons. ?

Marc Bogaert

 
    
Par Marc Bogaert
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 15:00

 

Je voudrais compléter l’article ‘Restructurer, ce mot difficile à prononcer’ paru le 4/2/2010.

 

Réorganisation, restructuration, changement, des mots qui font froid dans le dos et qui pourtant existent depuis toujours.

2009,2010 seront sans aucun doute des années noires pour l’emploi. Des millions de personnes de par le monde se retrouveront sans emploi, sur ‘le carreau’ parce que l’économie ne va pas bien..

Que peuvent faire les dirigeants aujourd’hui par rapport à cette situation ? Les faits sont là ! L’entreprise doit réduire ses coûts pour survivre, pour se préparer à rebondir. Elle a tout essayé avant de réduire ses effectifs, et pourtant l’inévitable est là, devant nous : nous devons revoir nos fondamentaux, adapter nos valeurs pour conserver une chance d’atteindre nos objectifs.

 

Pas de langue de bois : qu’il soit clair que l’atteinte des objectifs stratégiques liés à la rétribution des actionnaires est la priorité numéro UN.

Avant toute chose dans un projet de changement il y a lieu d’avoir une communication transparente et d’avoir le courage d’expliquer la situation sans détour au personnel, qui lui ‘sent’ l’entreprise sans avoir besoin de ‘tableau de bord’.

 

Que penser d’une société qui pour justifier une restructuration et un licenciement de masse adapte sa valeur ‘emploi pour tous (full employment)’ par ‘employabilité pour tous’.. les mots sont similaires mais la notion est diamétralement différente…

Que penser des entreprises comme Opel qui annonce une fermeture d’une usine performante sans donner une explication crédible..

Que penser d’AB Inbev qui annonce un plan de diminution de personnel et puis fait marche arrière suite à des pressions syndicales

Que penser d’Alken-Maes qui annonce après concertation forcée qu’il préconise un élargissement à la pré pension, alors que la FEB, les instances économiques et politiques propagent l’idée de promouvoir l’emploi des 55+ !!

 

Que penser de ces résultats de cette dernière étude lancée en Belgique par Deloitte pour le 2ième trimestre 2009 qui annonce que 30% de CFO (Chief Financial Officer = Directeur Financier) pensent à délocaliser, que 57% des entreprises diminueront leurs recrutements et 50% diminueront leurs effectifs actuels.       

Que les choses soient claires !! Mieux vaut survivre plus petit que mourir grand ! Mais de grâce, parlez-en avec votre personnel à temps !

 

Mais tout ceci démontre aussi un manque de vision à long terme de nombreux dirigeants, pour certains d’entre eux nommés pour quelques années tout au plus…Soit !

Lorsque l’heure de la restructuration a sonné, il est essentiel de pouvoir expliquer, écouter, rassurer, accompagner, imaginer, être créatif..

De par mon métier, j’ai souvent été confronté à des entreprises qui se lancent dans une restructuration pour justifier une diminution d’effectif sans avoir une vision claire, connue, et partagée de l’avenir.

Et pourtant des messages difficiles peuvent être transmis, à condition d’avoir une réponse cohérente aux angoisses des personnes, et en aucun cas la suppression de postes de travail ne doit être l’ultimatum proposé au personnel; la seule réaction possible dans ce cas sera la ‘guerre pour la survie’ ; il suffit de voir les réactions extrêmes de prises d’otages, de suicides.

 

Restructurer, promouvoir le changement dans une entreprise est un signe de bonne santé, à condition que cela soit permanent. Changer devient alors un processus normal et accepté.

Si le changement est un résultat d’une situation imprévue, il doit être géré par des experts qui devront gérer tous les dégâts émotionnels collatéraux, et cela ne s’improvise pas, surtout s’il y a urgence.

 

Tout le monde est apte à changer, parce que tous les jours nous devons nous adapter, mais reste la manière dont le changement est annoncé :

Je n’accepterai pas les raisons d’une grève des transports publics imprévue, parce que cela me crée un sentiment de prise en otage, d’être le jouet d’une situation sur laquelle je n’ai pas d’emprise.

Je pourrai accepter les raisons invoquées de la même grève, parce que j’aurai eu le temps de m’y préparer, même si cela perturbe mon agenda quotidien ; je pourrai même y adhérer et trouver moi-même une alternative!

 

Changer n’est qu’une décision, pas toujours facile à prendre, mais

Le Changement est une appropriation : cela demande du courage, du temps, une préparation, des explications cohérentes, des sentiments et du respect.

 

Par Marc Bogaert
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 12:40

Qu’il est doux de pouvoir chaque matin aller chercher son quotidien dans la boîte aux lettres. Merci à mon facteur anonyme de m’apporter les nouvelles du monde dés l’aube. Grâce à toi je peux m’informer et réfléchir au fonctionnement de notre monde, bien installé dans mon fauteuil avec mon café fort du matin, tout en découvrant le jour se lever.

Moment privilégié que celui-là ! Prendre le temps de découvrir les infos, les avis, les prévisions économiques, comparer les commentaires entre le journal et la radio, les news tv du matin.

Chaque journée m’apporte un lot de réflexions, plus ou moins bonnes, plus ou moins acceptées en fonction de mon humeur…
Parfois pessimiste, parfois optimiste, mon attention se porte sur tel ou tel article, et mon esprit part en vrille, analysant, comparant, rapprochant les informations captées.

J’annote, j’entoure, je plie la page, j’introduis un nom, une phrase dans mon ordinateur, dans mon smart phone, sur un bloc-notes toujours prêt.

 

En fonction de mes émotions du moment, je m’émerveille, je me révolte.. Et puis je prend le temps de rassembler toutes ses sensations pour pouvoir les rapporter dans mon blog, afin de conserver mes impressions du moment, et de les partager avec qui veut.. D’accord ou pas d’accord, là n’est pas l’importance..

 

Ce qui est fabuleux dans notre monde actuel, c’est la possibilité qui nous est offerte à (presque) tous de mélanger les inventions ancestrales (le journal papier) et les technologies modernes (le pc et le net).. Lire un article fabriqué sur base d’une invention de Gutenberg et transmettre ses réactions dans le monde entier en une seconde !!

 

Je vous entends déjà ! Comment peut-il faire cela ! Moi je n’ai pas le temps ! Entre le petit-déjeuner (s’il existe), préparer les enfants, les conduire au bus ou à l’école, m’énerver dans les embouteillages ou courir derrière mon bus ou mon tram, toujours trop tôt ou trop tard mais jamais à l’heure, plonger sur la pointeuse (visible ou non), pour ensuite allumer mon pc et enfin aller chercher mon premier café du matin avant de me lancer dans une journée de fou.

Oui, cela est vrai ! J’ai cette chance aujourd’hui, pour l’instant, d’avoir le temps de prendre le temps de m’interroger sur notre monde et de pouvoir donner mon avis.. Certains ont le temps mais ne peuvent pas donner leur avis, d’autres n’ont  pas le temps et voudraient donner leur avis, et puis il y a ceux qui ont le temps et qui ne veulent pas .

 

Ce qui est certain, c’est que tant que notre société nous permettra de donner notre avis nous pourrons nous dire que nous faisons tous bien notre boulot.. Raison de plus pour être attentif 

 

Par Marc Bogaert
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