Mardi 16 février 2010
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11:28
Il n'y a pas de mots assez réconfortants pour soulager les victimes et les familles de ce drame.
Il n'y a certainement pas lieu de polémiquer, de profiter de cet accident pour faire des procès d'intention.
Mais force est de constater qu'une fois encore, la course à la rentabilité à court terme supplante une vision à long terme, où la technologie semble être la panacée universelle, pour autant
qu'elles soit alors installée de façon cohérente.
Je ne suis pas un expert en élecrtro-mécanique, mais lorsque j'entend que la ligne sur laquelle s'est produit l'accident est équipée d'un système de contrôle de vitesse, et qu'il faut évidemment
que tous les trains qui utilisent cette ligne le soit aussi, je m'étonne d'entendre qu'un seul des deux trains impliqués dans l'accident en était équipé .... rendant ainsi inefficace le système mis
en place... Où est la gestion du risque potentiel par rapport à une ligne des plus fréquentées du pays ?
Evidemment, ce drame fait remonter les émotions.
Sans doute certains témoignages sur le manque de qualité des infrastructures, du matériel, sur la diminution des formations pour des raisons de coûts et de rentabilité, sur les prestations
trop longues et stressantes alors que les vitesses sont de plus en rapides, sur le manque de personnel, de trains en état de fonctionnement,... tout cela doit être pris au conditionnel et remis
dans un contexte serein.
Mais il ne faut pas que ce drame, une fois les émotions oubliées, passe à nouveau à la trappe.
Quelles sont les actions tangibles et mesurables prises après Pécrot ?
En quoi les dirigeants des différentes sociétes impliquées dans le traffic ferroviaire en Belgique ont-ils communiqué clairement sur leurs objectifs de sécurisation et leurs réalisations
concrêtes.
Les seules statistiques connues sont les chiffres sur la fréquentation en hausse... Est-ce un critère de qualité ?
Ne faut-il pas une fois de plus rappeler que l'humain doit être prioritaire dans toutes nos activités économiques.
Ne pourrions-nous pas imaginer de réfléchir à une charte de 'bonne gouvernance humaine' des entreprises, par laquelle elles reconnaissent mettre le bien-être des hommes au premier
plan et acceptent de montrer 'à livres ouverts' les avancées concrêtes dans ce domaine.
N'y-a-t-il pas là place et un avenir pour une concertation sociale avec une valeur ajoutée extraordinaire..
Soyons créatifs et positifs..
A quoi servent les erreurs du passé si on n'en tire pas les leçons. ?
Marc Bogaert
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